HALTE À LA RÉPRESSION CONTRE LA COMMUNAUTÉ INDIGÈNE OTOMIE QUI HABITE DANS LA VILLE DE MEXICO NON À L’EXPULSION DE LA MAISON DES PEUPLES « SAMIR FLORES SOBERANES »

Aux peuples du Mexique et du monde,
Aux organismes et collectifs défenseurs des droits humains,
Aux médias,

Face aux actes de répression récents contre la communauté indigène otomie qui habite dans la ville de Mexico et à la tentative d’expulsion de la Maison des peuples et des communautés indigènes « Samir Flores », nous déclarons :

Le 16 octobre de cette année, à l’aube, plus de 500 membres des forces de police ont encerclé la Maison des peuples et des communautés indigènes « Samir Flores Soberanes » avec l’ordre de déloger la communauté otomie. Cette tentative d’expulsion a laissé un bilan de 10 compañer@s frappés.es violemment et blessé.es, dont des adolescent.es
âgé.es de 13 ans, des personnes âgées et des compañer@s en situation de
handicap.

La communauté otomie a réussi à repousser l’agression et à faire reculer
les forces de police mais le bilan de cette répression est le suivant : un homme de 28 ans a reçu des coups violents sur le corps et a été blessé avec un bouclier sur le front, ce qui a provoqué une lésion
profonde nécessitant des points de suture ; un adolescent de 17 ans a été attaqué par 5 policiers qui l’ont tabassé à coups de pied provoquant l’immobilisation d’une de ses jambes ; une jeune fille de 13 ans a été frappée par 3 policiers qui lui ont donné des coups de pieds dans la tête provoquant son évanouissement ; une adolescente de 18 ans a été poussée par un agent armé d’un bouclier, la faisant tomber. Elle a été
tirée par les cheveux par un autre agent masculin. Huit hommes sont arrivés et l’ont frappée dans les côtes et dans le dos, elle a reçu des coups de pied à plusieurs reprises. Ils ne voulaient pas la laisser partir. Ils l’ont insultée. Ils l’ont relevée en la tirant par les cheveux et l’ont frappée dans le dos avec un bouclier provoquant des douleurs dans le dos, les côtes, la tête, les bras et les mains. Deux
femmes âgées ont été frappées et jetées au sol par plusieurs éléments de la police et une personne qui filmait l’agression a été attaquée par un groupe d’au moins 8 agents qui l’ont frappée, lui ont foulé un doigt, ont cassé un des objectifs de sa caméra et essayé de lui prendre son
appareil photo et le téléphone portable avec lequel elle filmait l’agression.

Pire encore, comme un véritable acte de provocation, près d’une heure après la répression, un groupe de plus de 6 motards s’est approché de la Maison des peuples avec des intentions agressives et provocatrices. Une heure plus tard, les motards sont revenus et ils ont tiré trois fois contre les membres de la communauté otomie, mettant en danger non seulement la vie des membres de la communauté mais aussi des personnes
qui se trouvaient à cet endroit.

Ces actes de répression, de discrimination et de racisme contre la
communauté indigène otomie se sont déroulés trois jours après la célébration du troisième anniversaire de la prise des bureaux de l’INPI, aujourd’hui Maison des peuples et des communautés indigènes «Samir Flores Soberanes ».

Il est regrettable que trois ans après la prise de l’INPI, l’exigence d’un « logement digne et décent » ne soit toujours pas satisfaite, comme il y a 3 ans, mais aussi comme il y a 30 ans. Peu importe la couleur du gouvernement en place, l’indifférence et le mépris sont toujours les mêmes.

À presque 20 jours du début du blocage par la communauté otomie sur l’avenue Mexico-Coyoacan, et après la brutale répression du 16 octobre dernier, la réponse du gouvernement de la ville de Mexico est un sinistre silence qui nous fait penser qu’il est fort probable que le
gouvernement tente à nouveau l’expulsion et la répression contre la
communauté otomie. En conséquence de ce qui précède, nous exigeons l’arrêt de la répression et de toute tentative d’expulsion de nos sœurs et de nos frères membres de la communauté otomie.

HALTE À LA GUERRE CONTRE LES PEUPLES DU MEXIQUE ET DU MONDE, CONTRE LES
PEUPLES ZAPATISTES ET CONTRE LES PEUPLES AUTOCHTONES DU MEXIQUE!!

HALTE À L’EXPULSION DE LA MAISON DES PEUPLES SAMIR FLORES SOBERANES !!

PLUS JAMAIS UN MEXIQUE SANS NOUS!

POUR LA RECONSTRUCTION INTÉGRALE DE NOS PEUPLES !

CORDIALEMENT,
MEXIQUE, OCTOBRE 2023.

CONGRÈS NATIONAL INDIGÈNE
ARMÉE ZAPATISTE DE LIBÉRATION NATIONALE

Deuxième partie : les morts éternuent-ils ?

Octobre 2023.

Le SupGaleano est mort. Il est mort comme il a vécu : malheureux.

Par contre, il a bien pris soin, avant de périr, de rendre le nom à celui qui est chair et sang hérité du maître Galeano. Il a recommandé de le maintenir en vie, c’est à dire, en lutte. Donc, Galeano continuera de marcher dans ces montagnes.

Pour le reste, ce fut simple. Il commença à fredonner quelque chose du genre « ya sé que estoy piantao, piantao, piantao » 1, et, juste avant d’expirer, il dit, ou plutôt il demanda : « Les morts éternuent-ils ? », et plus rien. Celles-ci furent ses dernières paroles. Aucune phrase pour l’histoire, ni pour une pierre tombale, ni pour une anecdote racontée au coin du feu. Seulement cette question absurde, anachronique, hors du temps : « Les morts éternuent-ils ? »

Il est ensuite resté immobile, la respiration fatiguée suspendue, les yeux fermés, les lèvres enfin réduites au silence, les mains crispées.

Nous sommes partis. Sur le point de sortir de la cabane, déjà sur le seuil, nous avons entendu un éternuement. Le SubMoy s’est tourné vers moi, et moi vers lui, avec un « à tes souhaits » juste insinué. Aucun de nous deux n’avait éternué. Nous nous sommes retournés vers où se trouvait le corps du défunt, mais rien. Le SubMoy a seulement dit : « Bonne question. » Moi je n’ai pas dit un mot, mais j’ai pensé : « Il doit sûrement être avec la lune qui roule vers Callao »2.

Par contre, on s’est épargné l’enterrement. Mais on a raté le café et les tamales.

-*-

Je sais que personne ne s’intéresse à une mort de plus, et encore moins à celle du désormais défunt SupGaleano. En réalité, je vous raconte cela parce qu’il a laissé ce poème de Rubén Darío avec lequel il a commencé cette série de textes. Sans parler du clin d’œil évident au Nicaragua qui résiste et persiste – on pourrait même y voir une référence à l’actuelle guerre de l’État d’Israël contre le peuple de Palestine, mais, au moment de sa mort, la terreur qui aujourd’hui bouleverse le monde n’avait pas encore recommencé-, il a laissé cette poésie comme une référence. Plutôt comme une réponse à quelqu’un qui a demandé comment expliquer ce qui se passe en ce moment au Chiapas, au Mexique et dans le monde.

Et, bien sûr, comme un discret hommage au maître Galeano — de qui il a hérité le nom -, il a laissé ce qu’il a appelé « un contrôle de lecture » :

Qui a commencé ? Qui est coupable ? Qui est innocent ? Qui est le bon et qui est le méchant ? Dans quelle position se trouve François d’Assise ? Qui échoue ? Est-ce que c’est lui qui échoue, ou le loup, ou les bergers, ou eux tous ? Pourquoi d’Assise conçoit-il seulement un accord sur la base du renoncement du loup à ce qu’il est ?

Bien que ce fut il y a plusieurs mois, le texte a suscité des allégations et des discussions qui se poursuivent encore aujourd’hui.

Je vous décris donc l’une d’elles :

C’est comme une espèce de réunion ou d’assemblée ou quelque chose comme une table ronde. Il y a le meilleur de chaque maison : de savants spécialistes en tout, des militants et des internationalistes de toutes les causes sauf celles de leur propre géographie, des spontanés avec un doctorat en réseaux sociaux (la majorité), et quelques-uns qui, en voyant le bazar, se sont approchés pour voir si on offrait des seaux, des casquettes ou des t-shirts avec le nom d’un quelconque parti politique. Ils n’étaient pas peu nombreux ceux qui se sont approchés pour savoir à quoi correspondait cette pagaille.

— « Vous n’êtes rien de plus qu’un agent du sionisme expansionniste et impérial ! »—, criait l’un d’eux.

— « Et vous, vous n’êtes qu’un propagandiste du terrorisme arabe musulman fondamentaliste ! » -, répondait un autre, furieux.

Il y avait déjà eu plusieurs débuts de bagarre, mais ce n’était pas allé plus loin que quelques bousculades du style « On se voit à la sortie ».

On était arrivés à ce point parce qu’ils avaient analysé le poème de Rubén Darío « Les Raisons du loup ».

Tout n’avait pas été un échange d’adjectifs, de piques et de grimaces. Cela avait commencé comme tout par ces contrées : avec des bonnes manières, des phrases percutantes, de « brèves interventions » — qui fréquemment duraient une demi-heure ou plus -, et un flot de citations et de notes de bas de page.

Que des hommes, bien sûr, parce que le débat était organisé par le dénommé « Club de Toby Hypertextuel »3

« C’est le loup qui est le gentil », a dit quelqu’un, « parce qu’il ne tuait que par faim, par nécessité ».

« Non », argumenta un autre, « il est le méchant parce qu’il tuait les brebis, qui étaient la subsistance des bergers. Et lui-même a reconnu que “des fois, il a mangé agneau et berger”.

Un autre : « les méchants sont les villageois, car ils n’ont pas maintenu l’accord ».

Un autre plus loin : « c’est la faute d’Assise, qui obtient l’accord en demandant au loup de cesser d’être loup, ce qui est contestable, et ensuite, il ne reste pas pour maintenir le pacte ».

Plus près : « Mais d’Assise signale que l’être humain est mauvais par nature ».

Ils se répètent d’un côté et de l’autre. Mais on voit que si on faisait un sondage à ce moment-là, le loup aurait un confortable avantage de deux chiffres sur le village des bergers. Mais une habile manoeuvre sur les réseaux sociaux a permis que le hashtag “loup.assassin” soit TT bien au-dessus de #mortauxbergers. Le triomphe des influencers pro bergers face aux pro loup fut ainsi clair, bien que seulement sur les réseaux sociaux.

Il y eut quelqu’un qui argumenta en faveur de deux États qui cohabiteraient sur le même territoire : l’État Loup et l’État Berger.

Et un autre pour un État Plurinational, avec loups et bergers, cohabitant sous un même oppresseur, pardon, je voulais dire sous un même État. Un autre lui répondit que cela était impossible, étant donné les antécédents de chaque partie.

Un monsieur en costume-cravate se lève et demande la parole : « Si Rubén (dit-il ainsi, en omettant le Darío) a continué la légende de Gubbio, alors nous pouvons faire de même. Donnons une suite au poème :

Les bergers, faisant usage de leur légitime droit à se défendre, attaquent le loup. Détruisant d’abord sa tanière avec des bombardements, pour ensuite entrer avec des tanks et l’infanterie. Il me semble, chers collègues, que la fin est sans surprise : la violence terroriste et animale du loup est anéantie et les bergers peuvent continuer leur vie bucolique et tondre les brebis pour une puissante société transnationale qui fabrique des vêtements pour une autre société multinationale tout aussi puissante, à son tour tributaire d’une institution financière internationale encore plus puissante ; ce qui mènera les bergers à devenir d’efficaces ouvriers de leurs propres terres -avec, par contre, tous les avantages de la loi, et élèvera ce village au niveau du premier monde, avec des autoroutes modernes, de grands bâtiments et même un train touristique où des visiteurs du monde entier pourront apprécier les ruines de ce qui avant était des prairies, des bois et des sources. L’anéantissement du loup apportera paix et prospérité à la région. Bien sûr, quelques animaux mourront, peu importe le nombre ou l’espèce, mais ce ne sont que des dommages collatéraux parfaitement oubliables. Après tout, on ne peut pas demander aux bombes de discerner entre un loup et un mouton, ni qu’elles limitent leur onde expansive pour ne pas nuire aux arbres et aux oiseaux. La paix sera conquise et le loup ne manquera à personne. »

Quelqu’un d’autre se lève et signale : « Mais le loup a un soutien international et il habitait en premier ce lieu. Le système a coupé les arbres pour les pâturages, et cela a altéré l’équilibre écologique, réduisant le nombre et les espèces des animaux que le loup consommait pour vivre. Et il est à attendre que les descendants du loup se vengeront, à juste titre. »

« Ah, alors le loup tuait aussi d’autres créatures. Il est pareil aux bergers », réplique quelqu’un.

Ils continuèrent ainsi, donnant d’aussi bons arguments que ceux signalés ici, pleins d’esprit, de flots d’érudition et beaucoup de références bibliographiques.

Mais la mesure ne dura pas longtemps : on passa du loup et des bergers à la guerre Netanyahu-Hamas et la discussion est montée d’un ton jusqu’à arriver à ce qui est au commencement de cette anecdote, courtoisie post-mortem du désormais feu SupGaleano.

Mais à ce moment-là, au fond de la salle, se leva une petite main demandant la parole. Le modérateur ne parvenait pas à voir à qui était la main, il concéda donc la parole « à la personne qui lève la main là-bas, au fond ».

Tous se retournèrent pour regarder et ils furent sur le point de pousser un cri de scandale et de réprobation. C’était une petite fille qui portait un ours en peluche qui était presque aussi grand qu’elle, et portait une blouse blanche brodée et un pantalon avec un petit chat près de la cheville droite. Bref, l’“outfit” classique pour une fête d’anniversaire ou quelque chose du genre.

La surprise fut telle que tous gardèrent le silence et maintenaient les regards fixés la petite fille.

Elle se mit debout sur la chaise, pensant qu’ainsi on l’écouterait mieux, et demanda :

 « Et les petits ? »

La surprise se fit alors murmure de condamnation : « Quels petits ? De quoi parle cette fillette ? Qui diable a laissé entrer une femme dans cette enceinte sacrée ? Et pire encore, c’est une femme et en plus une fillette ! »

La petite fille descendit de la chaise et, toujours portant son ours en peluche, avec des signes évidents d’obésité — l’ours, bien entendu —, se dirigea vers la porte de sortie en disant :

« Les petits. Ben, les petits du loup et les petits des bergers. Les pitchoun, quoi. Qui pense aux petits ? Avec qui je vais discuter ? Et où on va jouer ? »

Depuis les montagnes du Sud-est mexicain.

Capitaine insurgé Marcos.

Mexique, octobre 2023

P.S. – Liberté inconditionnelle pour Manuel Gómez Vázquez (pris en otage depuis 2020 par le gouvernement de l’État du Chiapas) et José Díaz Gómez (otage depuis l’année dernière), indigènes bases de soutien zapatistes, prisonniers pour cela, pour être zapatistes. Après ne demandez pas qui a semé ce qui sera récolté.

P.S. – Ouragan OTIS : Centre de collecte pour les peuples originaires de l’État de Guerrero : au domicile de la Casa de los Pueblos “Samir Flores Soberanes”, située Av. México-Coyoacán 343, colonia Xoco, Alcaldía Benito Juárez, Ciudad de México, C.P. 03330. Dépôts et virements bancaires en soutien à ces peuples et communautés sur le compte numéro 0113643034, IBAN 012540001136430347, code SWIFT BCMRMXMMPYM, de la banque BBVA México, sucursal 1769. Au nom de : “Ciencia Social al Servicio de los Pueblos Originarios” [Science Sociale au Service des PeuplesOriginaires]. Téléphone : +52/5526907936.

1-ndt : “je sais que je suis fêlé, fêlé, fêlé”, refrain célèbre du tango Balada para un loco de Astor Piazzolla et Horacio Ferrer.

2 – « la luna rodando por Callao » ibid op.cit.

3-ndt : en référence au dessin animé La Petite Lulu, où la protagoniste était exclue du Club de Toby, composé uniquement de garçons.

Cuarta Parte y Primera Alerta de Aproximación. Varias Muertes Necesarias.

Noviembre del 2023.

A las personas que suscriben la Declaración por la Vida:

  Les comunicamos lo siguiente:

PRIMERO. – Desde hace algunos meses, después de un largo y profundo análisis crítico y autocrítico, y de consultar a todos los pueblos zapatistas, se decidió la desaparición de los Municipios Autónomos Rebeldes Zapatistas (MAREZ) y las Juntas de Buen Gobierno.

SEGUNDO. – Todos los sellos, membretes, cargos, representaciones y acuerdos con el nombre de cualquier MAREZ o de cualquiera de las Juntas de Buen Gobierno, son inválidos a partir de este momento. Ninguna persona se puede presentar como miembro, autoridad o representante de cualquier MAREZ o Junta de Buen Gobierno. Los acuerdos sostenidos antes de esta fecha, con Organizaciones No Gubernamentales, organizaciones sociales, colectivos, grupos e instancias de solidaridad en México y el mundo se mantienen hasta la expiración de los mismos, pero no se podrán hacer nuevos acuerdos con estas instancias de la autonomía zapatista, por la simple razón de que ya no existen.

TERCERO. – Se mantienen los Caracoles, pero permanecerán cerrados al exterior hasta nuevo aviso.

CUARTO. – Las razones y el proceso por el que se tomó esta decisión, se las iremos platicando poco a poco en los escritos siguientes. Sólo les adelanto que esta valoración, en su fase final, se inició hace unos 3 años. También les iremos explicando cómo es y cómo se ha ido gestando la nueva estructura de la autonomía zapatista.

Todo eso, y más cosas, irán apareciendo en el momento oportuno.

QUINTO. – Les avisamos que haremos una celebración con motivo de los 30 años del inicio de la guerra contra el olvido. Esto en los meses de diciembre del 2023 y enero del 2024. Están invitadas todas las personas que firmaron la “Declaración por la Vida”.

  Sin embargo, es nuestro deber, al mismo tiempo que se les invita, desalentarles. Contrario a lo que informa y desinforma la prensa oficialista, autodenominada cool-progre-buena-ondita, las principales ciudades del suroriental estado mexicano de Chiapas están en un completo caos. Las presidencias municipales están ocupadas por lo que nosotros llamamos “sicarios legales” o “Crimen Desorganizado”. Hay bloqueos, asaltos, secuestros, cobro de piso, reclutamiento forzado, balaceras. Esto es efecto del padrinazgo del gobierno del estado y la disputa por los cargos que está en proceso. No son propuestas políticas las que se enfrentan, sino sociedades criminales.

  Entonces, pues claro les decimos que, a diferencia de otros años, no es seguro.

  San Cristóbal de las Casas, Comitán, Las Margaritas y Palenque, por mencionar algunas cabeceras municipales, están en manos de uno de los cárteles del crimen desorganizado y en disputa con otro. Esto es constatado por la llamada industria hotelera, turística, restaurantera y de servicios. Quienes trabajan en estos lugares lo saben y no lo han denunciado porque están amenazados y, además, saben que es inútil cualquier petición, porque las autoridades estatales y municipales son las que delinquen y no tienen llenadera en la robadera que están haciendo.

  En las comunidades rurales el problema es más grave aún. Eso lo gritan quienes las habitan en todas las regiones de Chiapas, particularmente en toda la franja fronteriza con Guatemala.

  Lo que se lee, escucha y se ve en la mayoría de los medios locales y nacionales, es sólo un eco malo y sinvergüenza, de las redes sociales del gobierno del estado. La verdad es que las autoridades oficiales son el problema. Sí, como en el resto del país.

  Las fuerzas militares y policíacas federales, estatales y locales, no están en Chiapas para proteger a la población civil. Están con el único objetivo de frenar la migración. Ésa es la orden que vino desde el gobierno norteamericano. Como es su modo, han convertido la migración en un negocio. El tráfico y la trata de personas es un negocio de las autoridades que, mediante

sinvergüenza, de las redes sociales del gobierno del estado. La verdad es que las autoridades oficiales son el problema. Sí, como en el resto del país.

  Las fuerzas militares y policíacas federales, estatales y locales, no están en Chiapas para proteger a la población civil. Están con el único objetivo de frenar la migración. Ésa es la orden que vino desde el gobierno norteamericano. Como es su modo, han convertido la migración en un negocio. El tráfico y la trata de personas es un negocio de las autoridades que, mediante la extorsión, el secuestro y compraventa de migrantes, se enriquecen desvergonzadamente.

  Entonces, pues no les aconsejamos que vengan. A menos, claro, que se organicen muy bien para hacerlo.

  Entonces, aunque no les esperamos, les invitamos. Las fechas tentativas de las conmemoraciones son entre el 23 de diciembre del 2023 y el 7 de enero del 2024, siendo la celebración central los días 30-31 de diciembre y 1-2 de enero. Luego les diremos el lugar. O sea que sí queremos que vengan, aunque no lo recomendamos.

  Aunque no lleguen, no preocupar. Igual les mandaremos fotos y videos.

  Bueno, eso si todavía hay mundo para esas fechas.

  Ahí lo vean.

Desde las montañas del Sureste Mexicano.

Subcomandante Insurgente Moisés.
México, noviembre del 2023.

SOLIDARIDAD CON NUESTROS HERMANOS ORIGINARIOS EN GUERRERO

Desde la Casa de los Pueblos y las Comunidades Indígenas “Samir Flores Soberanes”, en estos momentos se está cargando un transporte de 12 Toneladas con víveres no perecederos para nuestros compañeros y compañeras afectadas por el Huracán Otis.

 

Agradecemos la solidaridad a los hombres y mujeres de buen corazón, a los colectivos de la Sexta Nacional e Internacional y a los pueblos de México y del mundo.

 

Para realizar depósitos y transferencias bancarias en apoyo a estos pueblos y comunidades a través de:

Cuenta Número 0113643034

CLABE 012540001136430347

Código SWIFT BCMRMXMMPYM

Banco BBVA México a nombre de: Ciencia Social al Servicio de los Pueblos Originarios.

PRONUNCIAMIENTO DEL ENCUENTRO EN DEFENSA DE LA MEDICINA TRADICIONAL 

Al pueblo de México.

A los medios de comunicación

A la Sexta Nacional e Internacional

 

Han pasado cuatro años desde que el cacique Fabio Flores Sánchez, alias La Polla, junto con el apoyo de los gobiernos, atentaron contra la vida de las autoridades de la comunidad autónoma de San Lorenzo Azqueltán, municipio de Villa Guerrero, Jalisco, quienes no han podido recuperar su salud mientras los gobiernos siguen protegiendo y garantizando impunidad a los agresores, que no han sido detenidos pese a las órdenes de aprehensión existentes.

 

Pensaron que con esto la comunidad detendría su lucha por el territorio y autonomía, pero eso no pasó, sino que su lucha se ha hecho más fuerte, por lo que desde este espacio decimos que Azqueltán vive y la lucha sigue. 

 

Lo decimos estando reunidos los colectivos, pueblos, naciones y tribus de los estados de Colima, Michoacán, Nayarit, Ciudad de México, Coahuila, Chiapas, Veracruz, Yucatán y Jalisco, que nos dimos cita en el Encuentro en Defensa de la Medicina Tradicional, llevado a cabo los días 4 y 5 de noviembre de 2023. 

 

La salud de las personas y de los pueblos es una sola, por lo que estamos decididos a enfrentar la guerra de los poderosos en todos los niveles con nuestra organización y autonomía.

 

Y por eso, enviamos nuestra solidaridad y respeto con los pueblos  zapatista ante la guerra que los malos gobiernos están desplegando en su territorio para borrarlos de la geografía del poder.

 

Enviamos nuestra solidaridad y respeto a los pueblos originarios que a lo largo y ancho de México están siendo invadidos por las guerras capitalistas. 

 

Enviamos  nuestra solidaridad y respeto con el pueblo palestino ante la guerra que los poderosos del mundo extienden en la franja de Gaza, para tratar de borrarlos de esa misma geografía mediante el genocidio.

Así lo han querido hacer con Azqueltán para borrarlos también de la geografía del poder, que quiere ese mismo territorio al servicio de los intereses de caciques que solo sirven al dinero.

 

Por ello, solo cultivando nuestra propia “Vida y Esperanza”, como lo reza el nombre de la clínica autónoma de Azqueltán, como lo hace también el sistema de salud zapatista y como lo hace el pueblo palestino ante la destrucción de hospitales por los misiles de Isrrael, podremos proteger la vida.

 

Por eso, decimos que la salud de nuestra madre tierra y de nuestros pueblos, es la vida  por la que luchamos y lucharemos.

 

Atentamente, Noviembre de 2023

Comunidad Autónoma Wixárika y Tepehuana de San Lorenzo de Azqueltán

Pueblos y colectivos asistentes al encuentro en defensa de medicina tradicional.

Tercera Parte: Dení.

  Decía el finado SupMarcos que no se podían entender las razones del alzamiento sin conocer antes la historia de Paticha, la niña menor de 5 años que se le murió en brazos por falta de una pastilla para la fiebre. Yo ahora les digo que no podrán entender lo que luego les explicará con detalle el Subcomandante Insurgente Moisés si no conocen la historia de Dení.

  Dení es una niña indígena, de sangre y raíz maya. Es hija de una insurgenta y un insurgente indígenas zapatistas. Cuando nació, hará hace unos 5 años, le pusieron ese nombre para honrar la memoria de una compañera que murió hace muchos años.

  A Dení la conoció el finado SupGaleano cuando era un Patz. O sea un tamalito, por lo gorda que estaba. De hecho, así le decía el Sup: “Patz”. Ahora es flaquita, porque anda de un lado para otro. Dení, cuando las insurgentas se reúnen para hacer un trabajo, se pone, según ella, a darles clases de salud autónoma. Y dibuja unos garabatos que, según explicó luego, son unas promotoras de salud. Ella dice que son mejores las promotoras porque luego los hombres no entienden de “como mujeres que somos”. Sostiene firmemente que, para ser promotora de salud, tiene que vas a saber inyectar pero que no te duela. “Porque, ¿qué tal que necesitas inyección y no quieres porque te duele?”

  Ahora estamos en una reunión de las jefas y jefes zapatistas. El padre y la madre de Dení no están presentes, pero la niña llegó siguiendo al Tzotz y a la Pelusa, que están echados a los pies del Subcomandante Insurgente Moisés y, al parecer, están atentos a lo que se dice.

  Alguien está explicando:

  “Aquí está presente Dení y ella es, digamos, la primera generación. Dentro de 20 años, Dení va a tener una cría mujer y le va a poner de nombre “Denilita”, ella sería la segunda generación. Denilita, 20 años después, va a concebir una niña que se va a llamar “Denilitilla”, es la tercera generación. Denilitilla, llegada a sus 20 años, va a procrear una niña que se va a llamar “Denilititilla”, sería la cuarta generación. Denilititilla, al cumplir los 20, va a parir una niña y la va a llamar “Denilí”, la quinta generación. Denilí a los 20 años de edad, va a tener una niña que se va a llamar “Dení Etcétera”, que viene siendo la sexta generación. Dení Etcétera, 20 años después, o sea dentro de 120 años, va a tener una niña que no alcanzamos a ver qué nombre tiene, porque ya está retirado su nacimiento en el calendario, pero ella es la séptima generación.”

  Aquí interviene el Subcomandante Insurgente Moisés: “Entonces nosotros tenemos que luchar para que esa niña, que va a nacer en 120 años, sea libre y sea lo que le dé la gana ser. Entonces no estamos luchando para que esa niña sea zapatista o partidista o lo que sea, sino que ella pueda elegir, cuando tenga juicio, cuál es su camino. Y no sólo que pueda decidir libremente, también y, sobre todo, que se haga responsable de esa decisión. Es decir, que tome en cuenta que todas las decisiones, lo que hacemos y lo que dejamos de hacer, tienen consecuencias. Entonces se trata de que esa niña crezca con todos los elementos para tomar una decisión y para hacerse responsable de sus consecuencias.

  O sea que no le eche la culpa al sistema, a los malos gobiernos, a sus papás y mamás, a sus familiares, a los hombres, a su pareja (sea hombre o mujer o lo que sea), a la escuela, a sus amistades. Porque eso es la libertad: poder hacer algo sin presiones u obligado, pero respondiendo de lo que se hizo. O sea sabiendo las consecuencias desde antes.”

  El SubMoy voltea a mirar al ahora difunto SupGaleano, como diciendo “te toca”. El difunto que todavía no es difunto (pero que ya sabe que pronto lo será), prevé que algún día habrá que platicar eso a extraños e inicia:

  “¿Esa Dení a la N Potencia ya no hablará mal de los pinches hombres? Sí lo va a hacer, como de por sí. Pero no van a ser sus argumentos que porque se burlaron de ella, la despreciaron, la violentaron, la acosaron, la violaron, la golpearon, la desaparecieron, la asesinaron, la descuartizaron. No, va a ser por cosas y asuntos normales, como que el pinche hombre echa pedos en la cama y apesta la cobija; o que no le atina a la taza del baño; o que eructa como becerro; o que se compra la playera de su equipo favorito, se pone pantalones cortos, calcetas y zapatos especiales de fútbol, para luego sentarse a ver los partidos mientras se atasca de palomitas con harta salsa picante; o que pone mucho cuidado en elegir el “outfit” que va a usar por décadas: su playera preferida, sus pants favoritos, y sus chanclas predilectas; o porque no suelta el control de la televisión; o que no le dice que la quiere, aunque ella sabe que la quiere, pero no sobra un recordatorio de vez en cuando.”

  Entre quienes escuchan, las mujeres mueven afirmativamente la cabeza como diciendo “de por sí”; y los varones sonríen con nerviosismo.

  El SubMoy sabe que es su maña del SupGaleano y que ahora va a pasar, en lo que se llama “solidaridad de género”, a mal hablar de las mujeres, así que interrumpe justo cuando el ahora finado está diciendo: “Pero es que las mujeres…”

  “Bueno”, dice el SubMoy, “ahora estamos hablando de una niña que va a nacer dentro de 120 años y nos vamos a concentrar en eso”. El que intuye que será finado se sienta, lamentando no haber podido exponer su brillante tesis contra las mujeres. El SubMoy continúa:

  “Entonces tenemos que pensar en esa niña. Ver lejos, pues. Y, mirando eso que parece muy lejano, hay que ver qué tenemos que hacer para que esa niña sea libre.

  Y esto es importante porque ya tenemos encima la tormenta. La misma de la que advertimos hace casi 10 años. Lo primero que vemos es que la destrucción viene más rápido. Lo que pensamos que pasaría dentro de 10 años, ya está aquí.

  Ustedes lo han explicado ya aquí. Nos han contado lo que ven en sus zonas Tzeltal, Tzotzil, Cho´ol, Tojolabal, Mame, Zoque, Quiché. Saben ya lo que está pasando con la madre tierra porque viven y trabajan en ella. Saben que está cambiando el tiempo. “El clima”, como dicen los ciudadanos. Que llueve cuando no toca, que está la seca cuando no toca. Y así. Saben que las siembras ya no se pueden decidir como nuestros anteriores, porque el calendario viene chueco, cambiado pues.

  Pero no sólo. También vemos que los comportamientos de los animales cambiaron, aparecen en zonas que no es su costumbre y en temporadas que no les toca. Aquí y en las geografías de pueblos hermanos, aumentan los que llaman “desastres naturales” pero que son consecuencia de lo que hace y deja de hacer el sistema dominante, o sea el capitalismo. Hay lluvias, como de por sí, pero ahora son más fieras y en lugares y temporadas que no son las de antes. Hay sequías muy terribles. Y ahora pasa que, en una misma geografía – por ejemplo aquí en México-, en un lado hay inundaciones y en otro hay sequía y se quedan sin agua. Hay fuertes vientos que es como si el viento se pusiera bravo y dijera su “ya basta” y quiere tumbar todo. Hay temblores, volcanes, plagas como nunca antes. Como si la madre tierra dijera que hasta aquí nomás, que ya no. Como si la humanidad fuera una enfermedad, un virus que hay que sacar afuera vomitando destrucción.

  Pero, además de que se ve que la madre tierra está como inconformada, como protestando, pues está lo más peor: el monstruo, la Hidra, el capitalismo, que está como loco robando y destruyendo. Ahora quiere robarse lo que antes no le importaba y sigue destruyendo lo poco que queda. El capitalismo ahora produce la miseria y a quienes huyen de ella: los migrantes.

  La Pandemia del COVID, que todavía sigue, mostró la incapacidad de todo un sistema para dar una explicación real y para tomar las medidas necesarias. Mientras morían millones, unos pocos se hicieron más ricos. Ya se asoman otras pandemias y las ciencias ceden el paso a las pseudo ciencias y las charlatanerías convertidas en proyectos políticos de gobierno.

  Vemos también lo que llamamos el Crimen Desorganizado, que son los mismos malos gobiernos, de todos los partidos políticos, que se esconden y se pelean por el dinero. Este Crimen Desorganizado es el principal traficante de drogas y personas; el que se queda con la mayor parte de los apoyos federales; el que secuestra, asesina, desaparece; el que hace negocio con la ayuda humanitaria; el que extorsiona, amenaza y cobra derecho de piso con impuestos que son para que un candidato o candidata digan que ahora sí van a cambiar las cosas, que ahora sí se van a portar bien.

  Vemos a pueblos originarios hermanos que, cansados de desprecios, burlas y mentiras, se arman para defenderse o para atacar a los caxlanes. Y los ciudadanos espantándose, siendo que ellos mismos, con su modo de mierda, alimentaron ese odio que ahora sufren y que ya no tiene control. Como en la soberbia Jovel, cosechan lo que sembraron.

  Y también vemos con tristeza que pelean mismo entre indígenas de mismas sangre y lengua. Pelean entre sí por tener los miserables apoyos de los malos gobiernos. O por quitarse lo poco que tienen o que llega. En lugar de defender la tierra, pelean por limosnas.

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  Todo esto se lo avisamos a los ciudadanos y a los originarios hermanos hace casi 10 años. Habrá quién hizo caso, y hay muchos que ni en cuenta. Como que vieron y ven todavía como que todo ese horror les queda muy lejos, en tiempo y en distancia. Como que sólo ven lo que tienen enfrente. No ven más lejos. O ven, pero no les importa.

  Como ya sabemos, en todos estos últimos años, nos hemos estado preparando para esta oscuridad. 10 años llevamos preparándonos para estos días de dolor y de pena para quienes somos todos los colores que somos de la tierra. 10 años revisando autocríticamente lo que hacemos y lo que no hacemos, lo que decimos y callamos, lo que pensamos y miramos. Nos hemos preparado a pesar de traiciones, calumnias, mentiras, paramilitares, cercos informativos, desprecios, rencores y ataques de quienes nos reprochan no obedecerlos.

  En silencio lo hicimos, sin bullas, tranquilos y serenos porque miramos lejos, como de por sí nos enseñaron nuestros anteriores. Y allá afuera gritándonos que miremos aquí nomás, sólo un calendario y una geografía. Muy pequeñito lo que nos quieren hacer mirar. Pero como zapatistas que somos, nuestro mirar es del tamaño de nuestro corazón, y nuestro caminar no es de un día, un año, un sexenio. Nuestro paso es largo y deja huella, aunque no se mire ahorita o ignoren y desprecien nuestro camino.

  La sabemos bien que no ha sido fácil. Y ahora está más peor todo, y como quiera debemos mirar a esa niña dentro de 120 años. O sea que tenemos que luchar por alguien que no vamos a conocer. Ni nosotros, ni sus hijos, ni los hijos de sus hijos, y así. Y tenemos que hacerlo porque es nuestro deber como zapatistas que somos.

  Vienen muchas desgracias, guerras, inundaciones, sequías, enfermedades, y en medio del colapso tenemos que mirar lejos. Si los migrantes ahora son miles, pronto serán decenas de miles, después cientos de miles. Vienen peleas y muerte entre hermanos, entre padres e hijos, entre vecinos, entre razas, entre religiones, entre nacionalidades. Arderán las grandes construcciones y nadie sabrá decir por qué, o quién, o para qué. Aunque parece que ya no, pero sí, se va a poner peor.

  Pero, así como cuando trabajamos la tierra, desde antes de la siembra, vemos la tortilla, los tamales, el pozol en nuestras casas, así tenemos que ver ahora a esa niña.

  Si no miramos a esa niña que ya está con su mamá, pero dentro de 120 años, entonces no vamos a entender lo que estamos haciendo. No lo vamos a poder explicar a nuestros mismos compañeros. Y mucho menos lo van a entender los pueblos, organizaciones y personas hermanas de otras geografías.

  Ya podemos sobrevivir a la tormenta como comunidades zapatistas que somos. Pero ahora se trata no sólo de eso, sino de atravesar ésta y otras tormentas que vienen, atravesar la noche, y llegar a esa mañana, dentro de 120 años, donde una niña empieza a aprender que ser libre es también ser responsable de esa libertad.

  Para eso, mirando esa niña allá a los lejos, vamos a hacer los cambios y ajustes que hemos estado discutiendo y acordando en común en estos años, y que ya consultamos con todos los pueblos zapatistas.

  Si alguien piensa que vamos a recibir un premio, o una estatua, o un museo, o unas letras de oro en la historia, o paga, o agradecimiento; pues ya va siendo hora de que busque por otro lado. Porque lo único que vamos a recibir es que, cuando ya vamos a morir, podremos decir “hice mi parte” y saber que no es mentira.

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  Quedó en silencio el Subcomandante Insurgente Moisés, como esperando que alguien saliera. Nadie lo hizo. Siguieron discutiendo, aportando, planeando. Llegó la hora de la comida y llegaron a preguntar que cuándo van a parar para descansar.

  El Subcomandante Insurgente Moisés respondió: “Al rato, dentro de 120 años”.

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  Les voy a ser sincero, como de por sí. Yo, el capitán, puedo soñar con ese momento en que una niña nace sin miedo, que es libre y que se hace responsable de lo que hace y de lo que no hace. Puedo también imaginarlo. Incluso podría escribir un cuento o una historia de eso. Pero estas mujeres y hombres que tengo enfrente y a un lado, indígenas zapatistas todos de raíz maya, mis jefas y jefes, no sueñan, ni imaginan a esa niña. Ellos y ellas la ven, la miran. Y saben lo que tienen qué hacer para que esa niña nazca, camine, juegue, aprenda y crezca en otro mundo… dentro de 120 años.

  Como cuando miran la montaña. Hay en su mirada algo, como si miraran más allá en el tiempo y en el espacio. Miran la tortilla, los tamales y el pozol en la mesa. Y saben que no es para ellos, sino para una niña que ni siquiera está en la intención de quienes serán sus padres, porque no han nacido. Ni ellos, ni los padres de ellos, ni sus abuelos, ni sus bisabuelos, ni sus tatarabuelos, y así hasta 7 generaciones. Siete generaciones que empiezan a contar desde esta Dení, la Dení Primera Generación.

  A fe mía que lo vamos a lograr. Sólo que vamos a tardar un poco de tiempo, pero no mucho tampoco.

  Apenas poco más de un siglo.

Desde las montañas del sureste mexicano.

 

Capitán Insurgente Marcos.

México, noviembre del 2023.

P.D.- Cada bomba que cae en Gaza, cae también en las capitales y las principales ciudades del mundo, sólo que todavía no se han dado cuenta. De los escombros nacerá el horror de la guerra de mañana.

P.D. VARIAS GUERRAS ANTES (la víspera, hace casi 120 años):

– “¿No sería mejor declarar la guerra francamente?

  El profesor contestó con sencillez: -Nuestro Gobierno quiere, sin duda, que sean los otros los que la declaren. El papel de agredido es siempre el más grato y justifica todas las resoluciones ulteriores, por extremadas que parezcan. Allá tenemos gentes que viven bien y no desean la guerra. Es conveniente hacerles creer que son los enemigos los que nos la imponen, para que sientan la necesidad de defenderse. Sólo los espíritus superiores llegan a la convicción de que los grandes adelantos únicamente se realizan con la espada, y que la guerra, como decía nuestro gran Treitschke, es la más alta forma del progreso.” Los Cuatro Jinetes del Apocalipsis (1916). de Vicente Blasco Ibáñez (España 1867-1928).

COMUNIDAD OTOMÍ RESIDENTE EN LA CDMX RATIFICA VOLUNTAD DE DIÁLOGO CON EL GOBIERNO DE E LA CDMX

A tres años de la TOMA DEL INPI, y después del intento de desalojo, el Gobierno de la Ciudad escucha a la Comunidad y lama al Diálogo.

 

A 20 días del bloqueo y a 15 del Intento de Desalojo de la Comunidad Indígena Otomí, el Secretario de Gobierno Ricardo Ruiz, después de reiteradas ocasiones en que la Comunidad Indígena Otomí, llamó a Diálogo al Jefe de Gobierno de la CDMX, hace un par de horas, a través de los medios de comunicación Milenio y el Universal, entre otros, «hizo un llamado a los integrantes de la comunidad otomí, a restablecer el diálogo para abordar las demandas planteadas por este colectivo», así mismo, manifestó que «El gobierno capitalino está comprometido en atender las legítimas demandas de las comunidades indígenas, pues uno de los principios fundamentales que guían el actuar de esta administración es precisamente garantizar los derechos de este sector poblacional.

Por lo anteriormente expuesto, reiteramos al Gobierno de la CDMX, como lo hicimos desde el primer momento del bloqueo y de la represión, que ratificamos «nuestra voluntad de diálogo», y una vez más, concedemos el «beneficio de la duda», por lo que llamamos al Jefe de Gobierno de la CDMX, para que la reunión que han ofrecido se lleve a cabo este viernes 3 de noviembre a las 11:00 Hrs. En las oficinas del Ayuntamiento. Así mismo, si aceptan esta propuesta, solicitamos que el día de mañana 2 de noviembre, a las 11:00 Hrs. Se presenten a la Casa de los Pueblos y Comunidades Indígenas, representantes de su gobierno para establece los medios y las formas para liberar la vialidad.

Atentamente

Zapata Vive, la Lucha Siguen!

Tener Techo, es un Derecho!

Hasta que la Dignidad se haga costumbre!

Comunidad Indígena Otomí residente en la CDMX

UPREZ Benito Juárez

 

Ciudad de México, 1 de Noviembre de 2023

INVITACIÓN DE LA COMUNIDAD OTOMÍ A LA PRESENTACIÓN DE LA OFRENDA COLECTIVA POR EL DÍA DE MUERT@S.

#DíaDeMuertos 1 y 2 de Noviembre. 12:00 Hrs.

INVITACIÓN A LA PRESENTACIÓN DE LA OFRENDA COLECTIVA POR EL DÍA DE MUERT@S.

Dicha ofrenda se ha instalado en la puerta principal de #CasaDeLosPueblosyComunidadesIndígenas.

Agradecemos tu donación, pueden llevar fruta, papel picado, velas, pan, calabaza, copal y lo que quieras ofrendar a nuestr@s muert@s.

Zapata Vive, la Lucha Sigue!
#TenerTechoEsUnDerecho

COMUNICADO CONJUNTO CNI-EZLN ALTO A LA REPRESIÓN EN CONTRA DE LA COMUNIDAD INDÍGENA OTOMÍ RESIDENTE EN LA CIUDAD DE MÉXICO

NO AL DESALOJO DE LA CASA DE LOS PUEBLOS “SAMIR FLORES SOBERANES”

A los pueblos de México y del mundo,
A los organismos y colectivos defensores de derechos humanos,
A los medios de comunicación.

Frente a los recientes actos de represión en contra de la Comunidad Indígena Otomí residente en la Ciudad de México y el intento de desalojo de la Casa de los Pueblos y Comunidades Indígenas “Samir Flores Soberanes”, manifestamos:

El día 16 de octubre de este año, por la madrugada, más de 500 granaderos cercaron la Casa de los Pueblos y las Comunidades Indígenas “Samir Flores Soberanes” con la orden de llevar a cabo el desalojo de la Comunidad Otomí. Este intento de desalojo, dejó un saldo de 10 compañer@s muy golpeados y herid@s, entre ell@s adolescentes de 13 años, adultos mayores y compañer@s con capacidades diferentes.

La Comunidad Otomí logró repeler la agresión y hacer que los granaderos retrocedieran, pero el saldo de esta represión es el siguiente: un hombre de 28 años recibió fuertes golpes en el cuerpo y fue herido con un escudo en la frente provocando una lesión profunda que requirió sutura; un adolescente de 17 años fue atacado por un grupo de 5 granaderos quienes lo patearon y golpearon causando inmovilidad de una de sus piernas; una niña de 13 años fue golpeada por 3 granaderos hombres quienes le patearon la cabeza provocando que se desmayara; una adolescente de 18 años fue empujada por un elemento con un escudo, provocando que se cayera, fue jalada del cabello por un elemento masculino, llegaron otros 8 elementos quienes le golpearon las costillas y la espalda, fue pateada repetidas veces, no la querían soltar, la insultaron, la jalaron del cabello para levantarla y la golpearon con un escudo en la espalda provocando, dolor en la espalda, costillas, cabeza, brazos, y manos; 2 mujeres de la tercera edad fueron golpeadas y aventadas al piso por varios elementos y una persona que se encontraba documentando la agresión fue atacada por un grupo de al menos 8 elementos, quienes la golpearon esguinzándole un dedo, rompieron uno de los lentes de su cámara e intentaron quitarle el equipo de fotografía y el teléfono celular con el cual se encontraba documentando.

Peor aún, y como un verdadero acto de provocación, casi una hora después de la represión un grupo de más de 6 motociclistas se acercó a la Casa de los Pueblos para agredir y provocar. Una hora después los motociclistas regresaron y realizaron tres disparos en contra de los integrantes de la comunidad otomí, poniendo en en riesgo la vida, no sólo de los integrantes de la comunidad, sino de quienes se encontraban en el lugar.

Estos actos de represión, discriminación y racismo contra la comunidad indígena otomí se llevaron a cabo tres días después de que ésta celebró el tercer aniversario de la toma de las oficinas del INPI, hoy Casa de los Pueblos y Comunidades Indígenas “Samir Flores Soberanes”.

Es lamentable que a más de tres años de la toma INPI, la exigencia de una “vivienda digna y decorosa” siga sin atenderse como hace 3 años, pero tambien como hace 30 años. No importa el color del gobierno en turno, la indiferencia y el desprecio sigue siendo los mismos.

A casi veinte días de iniciado el bloqueo que la Comunidad Indígena Otomí tiene sobre la avenida México-Coyoacán, y después de la cruenta represión del pasado 16 de octubre, la respuesta del gobierno de la Ciudad de México es un ominoso silencio que nos lleva a pensar en la muy alta probabilidad de que en cualquier momento el gobierno intente nuevamente el desalojo y la represión hacia la Comunidad Otomí . En consecuencia con lo anterior exigimos el cese de la represión y de cualquier pretensión de desalojo de nuestrxs hermanxs integrantes de la Comunidad Otomí.

¡¡ALTO A LA GUERRA CONTRA LOS PUEBLOS DE MÉXICO Y DEL MUNDO, HACIA LOS PUEBLOS ZAPATISTAS Y HACIA LOS PUEBLOS ORIGINARIOS DE MÉXICO!!

¡¡ALTO AL DESALOJO DE LA CASA DE LOS PUEBLOS SAMIR FLORES SOBERANES!!

¡NUNCA MAS UN MÉXICO SIN NOSOTROS!

¡POR LA RECONSTITUCIÓN INTEGRAL DE NUESTROS PUEBLOS!

ATENTAMENTE
MÉXICO, OCTUBRE DE 2023.

CONGRESO NACIONAL INDÍGENA
EJÉRCITO ZAPATISTA DE LIBERACIÓN NACIONAL

Segunda parte: ¿Los muertos estornudan?

Octubre del 2023.

Murió el SupGaleano. Murió como vivió: infeliz.

Eso sí, tuvo cuidado de, antes de fallecer, regresar el nombre a quien es carne y sangre heredada del maestro Galeano. Recomendó mantenerlo con vida, es decir, luchando. Así que Galeano seguirá caminando en estas montañas.

Por lo demás, fue algo sencillo. Empezó a tararear algo como “ya sé que estoy piantao, piantao, piantao”, y, justo antes de expirar, dijo, o más bien preguntó: “¿Los muertos estornudan?”, y ya. Ésas fueron sus últimas palabras. Ninguna sentencia para la historia, ni para una lápida, ni para una anécdota contada frente al fogón. Sólo esa pregunta absurda, anacrónica, extemporánea: “¿Los muertos estornudan?”

Quedó luego quieto, suspendida la respiración cansada, los ojos cerrados, los labios al fin silenciados, las manos crispadas.

Nos fuimos. Casi al salir de la champa, ya en el quicio de la puerta, escuchamos un estornudo. El SubMoy me volteó a ver y yo a él, con un “salud” apenas insinuado. Ninguno de los dos había estornudado. Volteamos a donde estaba el cuerpo del finado y nada. El SubMoy sólo dijo “buena pregunta”. Yo no dije ni una palabra, pero pensé “seguro ha de andar con la luna rodando por Callao”.

Eso sí, nos ahorramos el entierro. Aunque perdimos el café y los tamales.

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Yo sé que a nadie le interesa una muerte más, y menos la del ahora finado SupGaleano. En realidad, les cuento esto porque él dejó ese poema de Rubén Darío con el que inició esta serie de textos. Obviando el evidente guiño a la Nicaragua que resiste y persiste – incluso podría verse como una referencia a la actual guerra del Estado de Israel contra el pueblo de Palestina, pero, en el momento de su muerte, no se había reiniciado el terror que hoy sobrecoge al mundo-, dejó esa poesía como referencia. Más bien como respuesta a alguien que preguntó cómo explicar lo que ahora pasa en Chiapas, México y el mundo.

Y, claro, como un discreto homenaje al maestro Galeano -de quien heredó el nombre-, dejó lo que él llamó un “control de lectura”:

¿Quién empezó? ¿Quién es culpable? ¿Quién es inocente? ¿Quién el bueno y quién el malo? ¿En qué posición está Francisco de Asís? ¿Fracasa él, o el lobo, o los pastores, o todos? ¿Por qué el de Asís sólo concibe que se haga un acuerdo basándose en que el lobo renuncie a ser lo que es?

Aunque esto fue hace meses, el texto concitó alegatos y discusiones que se mantienen hasta la actualidad. Así que les describo una de ellas:

Es como una especie de reunión o asamblea o algo como mesa de debates. Está lo mejor de cada casa: doctos especialistas en todo, militantes e internacionalistas de todas las causas menos de la de su geografía, espontáneos con doctorado en redes sociales (la mayoría), y uno que otro que, al ver la bulla, se acercó a ver si regalaban cubetas, gorras o playeras con el nombre del partido que fuere. No eran pocos los que se acercaron para aclararse de qué iba todo ese embrollo.

– “¡Usted no es mas que un agente del sionismo expansionista e imperial!”-, gritaba uno.

– “¡Y usted es sólo un propagandista del terrorismo árabe musulmán fundamentalista!” -, respondía otro, furioso.

Ya había habido varios conatos de bronca, pero no había pasado, todavía, de unos empujones modelo “nos vemos a la salida”.

Se llegó a ese punto, porque estuvieron analizando el poema de Rubén Darío “Los Motivos del Lobo”.

No todo había sido un intercambio de adjetivos, puyas y malas caras. Empezó como todo en esos lares: con buenos modales, frases contundentes, “intervenciones breves” – que solían durar media hora o más -, y derroche de citas y notas de pie de página.

Puro varón, claro, porque el debate era organizado por el llamado “Club de Toby Hipertextual”

“El Lobo es el bueno”, dijo alguien, “porque él sólo mataba por hambre, por necesidad”.

“No”, argumentó otro, “es el malo porque mataba ovejas, que eran el sustento de los pastores. Y él mismo reconoció que “en veces comió cordero y pastor”.

Uno más: “los malos son los pobladores, porque no mantuvieron el acuerdo”.

El de más allá: “la culpa es de Asís, que consigue el acuerdo pidiéndole al lobo que deje de ser lobo, lo que es cuestionable, y luego no se queda para mantener el pacto”.

Más acá: “Pero Asís señala que el ser humano es malo por naturaleza”.

Se reiteran en uno y otro lado. Pero se ve que, si se hiciera una encuesta en este momento, el lobo tendría una cómoda ventaja de dos dígitos sobre el poblado de pastores. Pero una hábil maniobra en redes sociales, consiguió que el hashtag “loboasesino” fuera TT muy por encima de #mueranlospastores. Así que fue claro el triunfo de los influencers pro pastores frente a los pro lobo, aunque sólo en las redes sociales.

Hubo alguno que argumentó en favor de dos Estados conviviendo en el mismo territorio: el Estado Lobo y el Estado Pastor.

Y otro por un Estado Plurinacional, con lobos y pastores, conviviendo bajo un mismo opresor, perdón, quise decir bajo un mismo Estado. Otro le respondió que eso era imposible, dados los antecedentes de cada parte.

Un señor de traje y corbata se levanta y pide la palabra: “Si Rubén (así dijo obviando el Darío), siguió a partir de la leyenda de Gubbio, entonces podemos hacer lo mismo. Demos continuación al poema:

Los pastores, haciendo uso de su legítimo derecho a defenderse, atacan al lobo. Primero destruyendo su madriguera con bombardeos, para luego entrar con tanques e infantería. Me parece, colegas, que el final está cantado: la violencia terrorista y animal del lobo es aniquilada y los pastores pueden seguir su bucólica vida, trasquilando ovejas para una poderosa firma transnacional que elabora ropa para otra igualmente poderosa firma multinacional que, a su vez, le debe a una institución financiera internacional todavía más poderosa; lo que llevará a los pastores a convertirse en eficientes obreros de sus propias tierras -eso sí, con todas las prestaciones laborales de ley-, y elevará ese poblado a niveles del primer mundo, con modernas autopistas, altos edificios y hasta un tren turístico donde visitantes de todo el mundo podrán apreciar las ruinas de lo que antes fueron prados, bosques y manantiales. El aniquilamiento del lobo traerá paz y prosperidad a la región. Claro, morirán algunos animales, no importa el número ni la especie, pero sólo son daños colaterales perfectamente olvidables. Después de todo, no se le puede pedir a las bombas que distingan entre un lobo y una oveja, ni que limite su onda expansiva para no dañar aves y árboles. Se conquistará la paz y nadie extrañará al lobo.”

Alguien más se levanta y señala: “Pero el lobo tiene apoyo internacional y habitaba ese lugar con antelación. El sistema cortó árboles para los campos de pastura, y eso alteró el equilibrio ecológico, reduciendo el número y especie de los animales que el lobo consumía para vivir. Y es de esperar que los descendientes del lobo tomarán justa venganza”.

“Ah, entonces el lobo también mataba a otros seres. Es igual que los pastores”, replica alguien.

Así siguieron, dando tan buenos argumentos como los que aquí se señalan, plagados de ingenio, derroches de erudición y muchas referencias bibliográficas.

Pero la mesura no duró mucho: se pasó de lobo y pastores a la guerra Netanyahu – Hamás y la discusión fue subiendo de tono hasta llegar a lo que encabeza esta anécdota, cortesía postmortem del ahora finado SupGaleano.

Pero en ese momento, al final de la sala, se levantó una mano pequeña pidiendo la palabra. El moderador no alcanzaba a ver de quién era la mano, así que concedió la palabra “a la persona que está levantando la mano allá al fondo”.

Todos voltearon a mirar y estuvieron a punto de dar un grito de escándalo y reprobación. Era una niña que cargaba un oso de peluche que casi le igualaba en tamaño, y portaba blusa blanca con bordados y un pantalón con un gatito cerca del tobillo derecho. En fin, el clásico “outfit” para una fiesta de cumpleaños o algo así.

La sorpresa fue tal que todos guardaron silencio y mantenían las miradas en la niña.

Ella se puso de pie sobre la silla, pensando que así la escucharían mejor y preguntó:

“¿Y las crías?”

La sorpresa se hizo entonces murmullo condenatorio: “¿cuáles crías? ¿de qué habla esta niña? ¿Quién diablos dejó entrar a una mujer a este sagrado recinto? Y peor, ¡es una mujer niña!”

La niña se bajó de la silla y, siempre cargando su osito de peluche con claros signos de obesidad -el oso, se entiende-, se dirigió a la puerta de salida diciendo:

“Las crías. O sea, las crías del lobo y las crías de los pastores. Sus pichitos, pues. ¿Quién piensa en las crías? ¿Con quién voy a platicar? ¿Y dónde vamos a jugar?”

Desde las montañas del Sureste Mexicano.

Capitán Insurgente Marcos.

México, octubre del 2023.

P.D.- Libertad incondicional para Manuel Gómez Vázquez (tomado como rehén desde 2020 por el gobierno estatal de Chiapas) y José Díaz Gómez (rehén desde el año pasado), indígenas bases de apoyo zapatistas presos por eso, por ser zapatistas. Ya luego no pregunten quién sembró lo que cosechen.

P.D.- Huracán OTIS: Centro de acopio para los pueblos originarios en el estado de Guerrero:en el domicilio de la Casa de los Pueblos “Samir Flores Soberanes”, ubicado en Av. México-Coyoacán 343, colonia Xoco, Alcaldía Benito Juárez, Ciudad de México, C.P. 03330. Depósitos y transferencias bancarias en apoyo a estos pueblos y comunidades en la cuenta Número 0113643034, CLABE 012540001136430347, código SWIFT BCMRMXMMPYM, del banco BBVA México, sucursal 1769. A nombre de: “Ciencia Social al Servicio de los Pueblos Originarios”. Teléfono: 5526907936.